Tenerife – Archipel des Canaries– Coordonnées GPS : 28° 27′ 30” N – 16° 14′ 48” W – Du 16 au 30 novembre 2021

L’avantage de rester plusieurs mois sur la même île réside dans le fait que rien ne presse. Nous avons le temps de visiter à notre rythme, de profiter du temps qui passe et de savourer l’instant présent.

Quand en plus, nous n’avons pas de contraintes par rapport à la météo, il est possible de tout faire n’importe quand sur ces îles à l’éternel printemps.

Alors on flâne dans Santa Cruz de Tenerife. De jour, de nuit, au grès des envies…

La Rambla fait partie de nos lieux de promenades. Cette grande artère compte deux voies de circulation séparées par une large avenue piétonne. Elle a changé de nom au fil de l’histoire et après avoir été nommé Rambla del General Franco de 1936 à 2008, elle s’appelle aujourd´hui Rambla de Santa Cruz. De nombreux arbres sont plantés tout au long du chemin : lauriers des Indes, flamboyants, bougainvillées, palmiers, jacarandas, c’est un vrai jardin en pleine ville. Les architectes ont laissé parler leur imagination et divers styles sont représentés sur le boulevard.

La plage n’est pas tout à côté de la marina. Nous y sommes allés à vélo mais cette fois-ci c’est en bus que nous nous y rendons. Soixante-quinze centimes le trajet, ça ne vaut pas le coup de pédaler !!! On peut se décider à la dernière minute, prendre le sac de plage et peu de temps après, nous sommes pieds dans le sable.

Cette fois-ci, nous mangerons au Flow Beach Bar.

Bocadillo au poulet accompagné d’une bière pour Jean-Marie et hamburger végétarien avec une bouteille d’eau pour moi. Au moment d’apporter la commande, le serveur s’est trompé et nous apporte deux bocadillos. Il se confond en excuses et me rapporte mon burger en s’excusant encore. Un café et un thé pour finir le repas. Au moment de payer, je lui signale que nous prendrons aussi un parasol et 2 transats (6.00 € la journée pour l’ensemble). Il nous rapporte l’addition et nous informe que le kit plage parasol et transats nous est offert pour le désagrément lié à l’erreur dans la commande. Incroyable ! Quand on dit que les canariens ont le sens du client, on en a encore la preuve cette fois-ci.
Et nous voici installés sur nos transats. Un peu de lecture, baignade, relax, la vie est belle.


La vie culturelle est aussi riche à Tenerife. La Fondation d’une grande banque espagnole organise un festival d’automne avec des expositions, des spectacles, des conférences, des concerts. Nous assistons à un concert d’une fameux groupe folklorique canarien : Tajaraste. Le nom de cette troupe vient du nom d’une danse collective typique des Canaries. Le rythme et la chorégraphie change en fonction de chaque île évoquée dans la chanson. Pendant une heure, bien assis dans les moelleux fauteuils de la Fondation, nous profitons d’un spectacle joyeux, coloré. Nous sommes accompagnés d’Agnès et Denis. Enfin c’est plutôt nous qui les accompagnons car c’est Agnès qui s’est chargée des réservations.

Nous approchons de la fin novembre et les massifs floraux de la ville arborent les couleurs de Noël. Plus de 47000 plants de poinsettias de diverses couleurs agrémentent les nombreux parterres.

Une balade nocturne nous emmène jusqu’à la Plaza du 25 de Julio qui est mieux connue sous le nom de Plaza de los Patos. Elle comporte une belle fontaine avec la statue d’une oie et d’une tortue au centre, entourée de huit grenouilles. La place a également une série de bancs particuliers où nous pouvons voir des répliques de publicités qui appartiennent aux entreprises commerciales qui ont contribué à la construction de cette place.

 

En retournant vers le Parque Garcia Sanabria, nous assistons à un défilé de voitures anciennes qui participent au XXème Classic de Tenerife. 125 voitures viennent d’Angleterre, de Belgique, de France, d’Espagne continentale et, principalement, de Tenerife, ainsi que plusieurs de Gran Canaria, Lanzarote et Fuerteventura. Plusieurs modèles de Bentley, Ferrari, Aston Martin, Jaguar, Daimler, Bentley, Alfa Romeo, Porsche, Lancia, Lotus, Mercedes, MG sont présentées. Un vrai régal pour les yeux !

Il fait toujours beau, un petit tour à la plage nous permet d’apprécier le vol de nombreux parapentes.

Nous reprenons aussi le rythme des invitations chez les bateaux copains. Agnès et Denis viennent à bord de Topoïs pour un repas dominical, nous allons boire un verre chez Dominique et Didier à bord de Balder VIII. Hervé à bord de Bye Bye RSI nous invite à partager un moment pour nous remercier d’un service que je lui ai rendu.

Le réseau de bus de Tenerife est impressionnant. On peut aller partout sur l’île et à un tarif défiant toute concurrence. Alors, on en profite en attendant que le prix des voitures de location baisse.

C’est donc en compagnie de nos fidèles amis Agnès et Denis que nous partons en vadrouille à la Candelaria. A 10h00 pétantes, nous sommes Plaza de España pour prendre le premier bus qui nous apporte à l’intercambiador où nous prenons le deuxième guagua qui nous laisse dans le centre de la Candelaria.

Un petit marché agricole propose de jolis légumes bien frais.

Un petit tour à l’office du tourisme et nous voici carte en mains à la découverte de ce charmant village. Une ruelle longe le front de mer et propose d’innombrables bricoles pour touristes ainsi que de nombreux objets à l’image de la Virgen de Candelaria.
Nous arrivons sur la Plaza de la Patrona de Canarias, une grande place qui semble bien vide mais qui est trop petite pour accueillir les nombreux pèlerins qui viennent vénérer la Vierge le 2 février et le 15 août.

Sur le bord de la place et au bord de l’eau, 9 statues monumentales en bronze représentent les Menceyes, ces 9 rois guanches qui gouvernaient l’île au moment de la conquête espagnole en 1496. Tenerife était à cette époque divisée en 9 royaumes et le centre de l’île était un royaume commun qui servait au pâturage du bétail. La Vierge de la Candelaria était leur principale déesse.

Nous entrons donc dans la Basílica de Nuestra Señora de Candelaria, consacrée par le Pape Benoît 16. Cet ensemble religieux est considéré comme le principal sanctuaire des Canaries dévoué à la Vierge Marie. C’est aussi le plus visité des îles Canaries, avec 2,5 millions de visiteurs par an, ce qui en fait également l’un des sanctuaires les plus visités d’Espagne.

Cette basilique blanche est grandiose, elle peut contenir 5000 personnes. Le bâtiment a deux tours, une sur sa façade de 35 m de haut et une latérale de 45 m, avec huit trous dans son clocher et surmonté d’un balcon canarien. Il a deux portes d’accès, le côté ouvert sur la place et le côté principal à la falaise de la Magdalena, où se trouve la fontaine des pèlerins.

Sa décoration intérieure reprend le blanc et le bleu qui font allusion aux tons des vêtements classiques de la Vierge. Son dôme représente les boucliers des sept îles. Le plafond imite le style mudéjar et reprend les mêmes couleurs.

 

La peinture murale monumentale du presbytère qui couvre l’arrière-plan de la basilique est du peintre cubain-gomero José Aguiar.  Il présente deux plans, l’un terrestre et l’autre céleste, tous deux avec de grandes figures allégoriques et terrestres.

La Vierge de Candelaria est une vierge noire. Le peuple canarien lui a donné le surnom populaire de « La Morenita », la brunette.

À l’intérieur de cette basilique, il y a une chapelle dédiée au Très Saint Christ crucifié.

Dans la nef latérale droite se trouve la chapelle du Saint-Sacrement, et comporte une autre peinture de José Aguiar qui représente la Cène.

A l’intérieur, dans un deuxième hall, il y a un petit musée avec des dons à la Vierge. Des seaux sont disposés sur le sol et les pèlerins viennent tout au long de la journée pour déposer des fleurs. Dans ces temps difficiles liés au Covid, la paroisse demande aux pèlerins de plutôt mettre des aliments non périssables ou des produits d’hygiène.

Sur les murs sont accrochées une peinture à l’huile de Dimas Coello et un Christ de Ruano.

Quel plaisir de voir cette basilique parfaitement entretenue et la grande dévotion des pèlerins qui ne cessent de venir tout au long de notre visite.

Après cette visite, nous nous dirigeons vers l’ancienne mairie. Le bâtiment avec son balcon typique de l’architecture canarienne abrite maintenant des salles pour des expositions et des activités culturelles.

Dans l’une d’elles, un groupe de femmes est en train de broder. Elles reproduisent les motifs précis du calado, la broderie canarienne. Elles sont heureuses que nous nous intéressions à leur travail qui nécessite minutie et de bons yeux.

Nos pas nous entraînent maintenant vers le centre de poterie Las Miquelas qui tient son nom des deux dernières potières du quartier. La poterie était la principale industrie de Candelaria et ce jusqu’à la moitié du 20ème siècle. Plus de 160 poteries existaient à cette époque. Héritée des pratiques pré-hispaniques des guanches, la poterie canarienne est réalisée sans tour de potier.
Tandis que les hommes sont en mer ou aux champs, les femmes doivent vendre le produit de la pêche et de l’agriculture. Pour transporter les vivres, elles sont obligées de créer les récipients nécessaires. Elles se servent donc de l’argile et du sable pour réaliser les pièces adaptées à leur commerce mais aussi à leur vie quotidienne. Les poteries de Candelaria sont tellement réputées qu’elles sont vendues dans toutes les Canaries, sur la péninsule espagnole et dans de nombreux pays d’Amérique latine.

Tout près de là, se trouve l’Eglise de Santa Ana. Fondée en 1575, elle est typique des Canaries. Elle contient une représentation de Santa Ana, la patronne de Candelaria ainsi qu’une statue de la Virgen del Carmen, patronne des pêcheurs. Malheureusement, l’Eglise n’est ouverte que pour la messe du dimanche donc nous ne pouvons pas voir l’intérieur.

Cependant le parvis doit être confortable car les chats se dorent les poils au soleil 😉

Il est temps de se restaurer et fidèles à nos habitudes, nous trouvons un jardin d’enfants bien sympathique qui nous accueillera pour le pique-nique.
Nous prenons les boissons dans un des innombrables cafés du coin et profitons de la Wifi pour nos mises à jour téléphoniques. Une glace en guise de dessert qui comme toujours sont très très bien servies.

Nous pouvons voir que les préparatifs de Noël sont en cours puisqu’une immense crèche est réalisée par les employés de la mairie. Les différents quartiers de la ville sont représentés et nous notons cette étape dans notre prochain périple : les crèches de Tenerife.

Car on le rappelle, ici aux Canaries, il y a des crèches dans la rue, installées et payées par les mairies. Et cela ne pose aucun problème.

La cérémonie d’ouverture des illuminations de Noël est un des temps forts de la ville de Santa Cruz. Il est possible d’assister au spectacle qui se tient sur la Plaza Principe de Asturias. A 18h30, nous prenons donc le chemin de la place.
Il y a beaucoup de monde mais Covid oblige, bien que nous soyons en extérieur, tout le monde porte le masque et évite de s’agglutiner. Par chance, nous pouvons entrer dans l’enceinte du spectacle et nous nous installons juste devant la scène. Nous sommes avec tous les officiels et la presse.

A 19h00 précises, un chœur de gospel entonne un merveilleux Alleluia.

Un discours rapide du maire de Santa Cruz et c’est maintenant à une jeune chanteuse canarienne Ariann Music d’entonner All I want for Xmas. Au moment où elle appuie sur le bouton d’allumage des 3,5 millions de lumières, des canons à neige soufflent des milliers de flocons factices. On est plongés dans l’ambiance ! Le groupe de gospel continue de chanter pendant plus d’une heure. Le spectacle est magnifique.

Et pour rester dans le thème, Jean-Marie prépare l’apéritif de Noël qui doit macérer pour être à point le jour J.

La pluie s’est invitée sur les Canaries pendant 3 jours. Français que nous sommes, nous avons l’habitude de voir des alertes météo pour des vents violents ou de la neige. Ici, c’est tellement rare qu’il pleuve, qu’on reçoit des alertes quand il va pleuvoir ! Ce sera donc lecture, visionnage de films et cuisine à bord en attendant que ça se calme.

 

On profite des derniers concerts d’Automne aux Canaries pour assister à un concert de musique cubaine. Toujours bien installés dans la salle de la Fondation Caixa, nous nous apprêtons à écouter le groupe Troveros de Asieta. Pendant 1 heure et demie, les morceaux s’enchaînent alternant ballades romantiques et rythmes endiablés. Sur le dernier morceau, n’y tenant plus, l’assistance se lève et nous nous dandinons en applaudissant.


Nous nous offrons un bon petit restaurant pour terminer cette soirée où nous étions accompagnés de Agnès, Denis, Dominique et Didier.

Un superbe hôtel 5 étoiles, le Heritage Grand Mencey, organise une exposition de créateurs, de gastronomie. Les exposants sont installés dans les salons et dans certaines chambres de l’hôtel. On fait donc nos curieux pour visiter ce bel hôtel tout en admirant le travail des artisans.

On profite toujours de notre dernière promenade de la journée avec Mooring pour aller à la découverte des illuminations de Noël. Les guirlandes sont variées d’une rue à l’autre.

 

 

 

 

Tenerife – Archipel des Canaries– Coordonnées GPS : 28° 27′ 30” N – 16° 14′ 48” W – Du 13 septembre au 15 novembre 2021


Notre voyage en France a signifié des travaux, des travaux et des travaux.

 

Quelques visites à nos enfants et aux membres de la famille qui souhaitaient nous voir. Quelques repas rapides avec les amis qui nous ont aidés pour déménager quelques bricoles. Le temps passe vite !

Nous étions là pour l’anniversaire de la Maman de Jean-Marie, celui de ma Marraine, celui de notre petit-fils Hugo qui nous a montré son aisance dans l’eau de la piscine puis celui de ma cousine Alexandra et de son mari Patrick.

Un après-midi détente avec ma Dream Team,

un petit-déjeuner à bord du Belem grâce à Julien Lebas, le maître de port du Havre qui fait cette année la Transquadra

et une visite du village de départ de la Transat Jacques Vabre.

Entre deux séances de peinture, de parquet, de pose de cuisine et d’installation de salle de Bains, on a réussi à manger nos péchés mignons : les fruits de mers et les huîtres.

J’ai aussi fait une randonnée urbaine avec les filles du bureau et notre amie Stéphanie la veille de partir.

et il était temps de préparer nos valises pour rentrer à bord. 

Nous sommes restés 8 semaines en France. Bien trop long pour être loin de notre bateau et de notre vie aux Canaries et bien trop court pour voir tous ceux qu’on aurait voulu rencontrer. Mais notre planning était vraiment très très chargé.

Le 09 novembre, nous sommes de retour à Tenerife. Nous atterrissons tôt le matin et prenons le bus pour rejoindre la marina. Nos amis Agnès et Denis ont nettoyé le pont de Topoïs avant notre arrivée et nous ont gentiment invités à manger le midi. On se remet à la page des dernières nouvelles de pontons. Nous voici, chez nous !

Après une bonne nuit de sommeil, nous savourons le petit déjeuner dehors avec soleil éclatant et une mer d’huile.

Il est aussi temps de recharger les frigos de Topoïs et de reprendre nos marques tranquillement. Après ces semaines de travaux en France, on se relaxe en réinstaurant la sieste ! Nous déambulons dans les rues de Santa Cruz, discutons avec nos voisins de ponton, lisons, cuisinons : une vie tranquille au soleil.

C’est vrai que pour une mi-novembre, nous jouissons de températures clémentes puisque nous avons entre 23 et 28 degrés dans la journée. Nous prenons donc nos vélos et nous rendons à la plage de las Teresitas à 8,5 kilomètres de la marina. Un bain dans une eau à 21º, une pause lecture au soleil, on est bien aux Canaries.

La Transat Jacques Vabre est partie du Havre, il y a 8 jours et nous avons la surprise de voir arriver un class 40 dans la marina. S’ils sont ici c’est qu’ils ont un problème. Les marineros pensent le mettre à côté de nous mais il y a un 8 mètres entre chaque catway, nous mesurons 4 mètres 35 de large, le class 40 fait 4 mètres 50, donc ça ne rentre pas. Ils changent donc d’idée et nous aidons le Class 40 à s’amarrer puisqu’ils ont un problème de moteur. Malgré cela les deux skippers sont très agréables et nous remercient pour l’aide. Les marineros ne comprennent pas pourquoi ils sont venus ici sans réservation. Je leur explique donc que ce bateau est dans une course et qu’il n’aurait pas dû faire un stop ici. Nous leur proposons notre aide si besoin de traduction ou de matériel. On leur donne du liquide de refroidissement pour leur moteur. Nous apprécions ce moment de partage où finalement plaisancier et sportif se rejoignent pour parler le même langage. Après un stop de 4 heures, ils repartent dans la course et nous leur souhaitons bon vent !

Tenerife – Archipel des Canaries– Coordonnées GPS : 28° 27′ 30” N – 16° 14′ 48” W – Du 20 août au 12 septembre 2021

Vendredi 20 août 2021

Après une bonne nuit de sommeil, nous nous réveillons dans notre nouvel environnement.

Tenerife est la plus grande île de l’archipel des Canaries, située au large de la côte ouest de l’Afrique. Elle est dominée par le Teide, un volcan endormi constituant le plus haut sommet d’Espagne qui culmine à 3718 mètres d’altitude.

Tenerife est un nom d’origine aborigène qui dérive du berbère et il existe plusieurs versions de ce nom :

  • « L’endroit de la soif » faisant référence au Sud de l’île qui est quasi désertique
  • « Celle qui est à côté » évoquant la position des îles Canaries par rapport à l’Afrique du Nord
  • « L’île blanche » rappelant la présence ancienne de neige perpétuelle sur certains sommets

Cette île est la plus peuplée d’Espagne et la plus urbanisée de l’archipel.
Santa Cruz de Tenerife est la capitale de l’île et elle est aussi capitale de la communauté autonome des îles Canaries conjointement avec Las Palmas de Gran Canaria depuis 1927.

Son économie est essentiellement tournée vers le tourisme avec plus de cinq millions de visiteurs par an mais aussi l’agriculture (production de bananes, de tomates et de concombres).

L’île est connue pour sa variété de paysages et il nous tarde de partir à sa découverte.

C’est dans la Marina de Santa Cruz que nous sommes installés pour les 6 prochains mois. Nous sommes au cœur de la ville.
Il suffit de passer une jolie passerelle pour se retrouver sur la magnifique Place d’Espagne, la plaque tournante de la ville. C’est la plus grande place des Canaries et elle a été construite en 1929 sur les ruines du Château de San Cristobal. Un grand lac artificiel avec des jets d’eau, des bancs pour se prélasser, des arbres qui apportent de l’ombre. C’est un endroit paisible où il fait bon flâner.






Sur la place se trouve un grand et magnifique monument dédié à la mémoire des victimes de la guerre civile espagnole.
La Plaza de España est bordée par le Cabildo (le Palais du gouvernement de l’île de Tenerife) par le Palacio de la Carta et par une autre place, la Plaza de La Candelaria.

 

 

Après un tour rapide au supermarché pour acheter quelques vivres, nous nous rendons au Mercado de Nuestra Señora de Africa, le marché traditionnel de la ville. Lancé en 1943, le marché connaît des périodes de fortes activités jusqu’au début des années 70. La création d’un nouveau marché de gros et les nouvelles habitudes alimentaires réduisent considérablement la fréquentation du marché. Il faudra attendre 1995 et la création d’une coopérative par les commerçants pour voir une reprise notable de l’activité. Aujourd’hui, de nombreuses échoppes proposent des produits frais (poissons, fruits et légumes, viandes, herbes médicinales, fleurs). Il est possible de manger sur place et on y a même trouvé des huitres. Bon 3.00 € pièce, ça fait un peu cher la douzaine donc nous avons passé notre chemin.

 

  

A part nous, de nombreuses personnalités sont venues sur Tenerife. Le long du quai de la marina, des bornes rappellent leur passage.

Notre arrivée sur Tenerife rime avec la venue de nos amis français. Nous commençons par Elsa, Ludovic et leurs merveilleuses filles Marie et Alexie. Pour l’occasion, nous avons préparé un apéritif typiquement espagnol avec sangria blanche et tapas. Nous passons une superbe soirée et nous sommes ravis d’avoir de la visite. Comme cela fait du bien ! Les filles s’installent à bord et investissent le carré pour lire pendant que nous refaisons le monde autour d’une bouteille de champagne de James Bond.
Nous sommes tellement bien que nous convenons de nous revoir pendant leur séjour.

Après une bonne soirée et une bonne nuit, nous partons à la découverte du Parque García Sanabria. Inauguré en 1926, il doit son nom au maire de Santa Cruz qui a réalisé sa construction. Dès l’entrée, nous apercevons l’horloge fleurie, offerte par le consul du Danemark en 1958. Au fur et à mesure, des saisons, le fleurissement change.

Les 67 320 mètres carrés du parc accueillent une riche collection de plantes ornementales, pour la plupart exotiques, d’origine tropicale et subtropicale : palmiers canariens, flamboyants, lauriers d’Inde, bougainvillées, pins, oliviers, bambous, plantes aromatiques, rosiers, cactées, il y en a pour tous les goûts.

  

 

            Au détour des allées, bien visibles ou quelquefois dissimulées dans les feuillages, nous pouvons admirer de nombreuses sculptures et le majestueux monument en hommage à Santiago García Sanabria.

Il fait très chaud et nous apprécions cette promenade paisible au cœur de la ville.

C’est souvent en fin de journée, quand il fait moins chaud et que l’air est plus respirable que nous sortons Mooring et en profitons pour déambuler dans les rues de Santa Cruz.