Topoïs rejoint Le Havre, son port d’attache

Aujourd’hui est un grand jour !

Topoïs quitte définitivement le chantier pour rejoindre son port d’attache : Le Havre

 

Nous attendons sagement l’ouverture du Sas et avons hâte de sortir. Tels des enfants devant leurs cadeaux de Noël, nous voulons savoir ce que Topoïs a dans le ventre et comment il se comporte.

Après le passage du Sas où Jean-Marie a pu testé la temporisation du propulseur d’étrave, Topoïs est enfin prêt à se dégourdir les safrans ! On hisse la grand voile, on déroule le génois et on s’éclate ! Un joli petit vent nous permet de marcher entre 8 et 9 nœuds.

C’est un agréable moment, Topoïs comble nos attentes. Il avance bien et on est heureux !

Le Havre est en vue ! Notre place au port n’étant pas libre, nous serons pour l’instant amarrés au ponton “Visiteurs”.

Topoïs est à nous !

Aujourd’hui, 13 juillet 2017, nous sommes officiellement les propriétaires de Topoïs et comment dire ? 

On est heureux !! 

 

 

Nous pouvons commencer à intégrer nos nouveaux “locaux” et à ranger les quelques choses que nous avions à bord de notre 33.

Notre cabine est prête et nous devrions passer une bonne nuit à bord !!

Voici l’intérieur de Topoïs 

Douche cabine propriétaire

Salle de bains cabine propriétaire 

 

Le Carré

La cuisine

La salle de bains cabine arrière pour les invités

Nous dans le carré 

Et élément indispensable : le bar !! Qui a été rempli depuis la photo ! 

Il est temps pour nous d’accueillir nos premiers invités et c’est avec grand plaisir que nous recevons Barbara et Antoine le 14 juillet ! 

Comment avons nous connu Barbara et son fils ? Barbara était mariée avec un de mes anciens collègues et comme on dit, ça a tout de suite “matché” ! Depuis 14 ans, nous rigolons des mêmes bêtises, nous refaisons le monde et malgré les épreuves, nous nous disons que la vie est belle ! Antoine est un as de la photographie : il a l’œil et perçoit des choses que nous ne voyons pas ! 

Baptême et première mise à l’eau !

Depuis plusieurs semaines maintenant, nous cherchons quel pourrait être le nom de notre bateau. 

Il nous fallait un nom court, facile à prononcer et à épeler en anglais. D’abord pour s’annoncer dans les marinas mais aussi en cas de besoin de contacter les secours. Il ne s’agit pas de ne pas savoir s’identifier quand on subit une avarie à bord.

Nous voulions aussi un nom qui nous corresponde et qui nous dise quelque chose.


Ce bateau s’appellera TOPOÏS. Finalement nous avons repris le nom de notre premier bateau auquel nous avons rajouté un S.

C’est aujourd’hui le moment où Topoïs va toucher l’eau pour la première fois !

Notre rêve est maintenant une réalité. 

Nous allons prendre possession de notre bateau dans quelques jours et nous sommes totalement euphoriques. On s’imagine déjà naviguant sur les mers du globe, profitant du temps et savourant chaque instant !

Livraison et préparation

Parti de Düsseldorf par un beau matin ensoleillé et surtout par transporteur spécial, notre bateau arrive à Ouistreham le 08 juin 2017.


La coque d’un côté et les palettes de matériel de l’autre, pour l’instant on a du mal à se rendre compte que notre future “maison” doit être prête pour le 13 juillet.


Dans un premier temps, le bateau doit rentrer dans l’atelier. C’est le moment d’avoir l’engin de levage adapté car le bateau pèse 12.6 tonnes !

La quille doit être assemblée, jointée et poncée


L’antifouling doit ensuite être appliqué sur l’ensemble de la coque. 

Qu’est ce qu’un antifouling ? C’est une peinture contenant des biocides destinée à empêcher les organismes aquatiques de se fixer sur la coque des navires. Ainsi le bateau ne perd pas de sa vitesse et est allégé de tous les “squatteurs”. En effet, plus de 25 000 espèces capables de coloniser les coques ont été recensées : bactéries, algues unicellulaires, algues vertes, bernacles, éponges, vers marins. 

Une fois ces étapes réalisées, le bateau sort de l’atelier et doit recevoir son mât. Haut de 20.75 mètres, il va supporter les haubans mais aussi tous les matériels électroniques (éolienne, antenne, AIS,…).

Élément indispensable du bateau, il va aussi être paré de ses plus beaux atours grâce de jolies voiles qui sont encore dans leurs sacs.

Mais pour l’instant, le pont paraît bien nu et pendant que les équipes de Snip Yachting s’activent à Ouistreham, nous continuons nos cartons !!!

De la commande à la livraison

De retour de Düsseldorf, nous nous empressons de nous rendre chez Snip Yachting à Ouistreham, le représentant Bavaria pour notre région.

C’est auprès d’eux que nous avions acheté le Cruiser 33 et ils doivent le reprendre pour le mettre en vente.

C’est le moment de décider du prix de vente du 33 et d’affiner notre commande du 46.

Pour le prix de vente du 33, c’est relativement simple. On prend la côte du bateau et on ajuste en fonction de l’état général de l’engin. Ayant fait les entretiens régulièrement et ayant pris soin du “petit”, nous nous mettons assez vite d’accord sur un prix de reprise qui viendra en déduction lors de la signature définitive du “grand”.

Pour affiner la commande du 46, c’est un peu plus compliqué. Comme ce bateau sera notre résidence principale, on souhaite qu’il nous ressemble et qu’il comporte l’indispensable pour nos futures navigations et aussi pour notre vie à bord.

Le Bavaria Cruiser 46 est composé d’une cabine avant avec salle de douche, salle de bains et WC, de deux cabines arrières avec chacune sa salle de douches et son WC, d’un vaste carré et de multiples espaces de rangements.

On commence par la partie la plus “déco” de la commande : la couleur des différents équipements intérieurs. Ce sera acajou pour les boiseries, Ocean Line pour les planchers, vaigrage blanc sur les cloisons, sellerie Lounge blanc cassé, charcoal grey pour la capote de roof et la sellerie de cockpit.

Comme nous avons choisi la finition Style, nous avons une cuisine super équipée avec frigo-congélateur 160 litres, un plan de travail en corian blanc, un micro-ondes, une gazinière 3 feux avec four et comble du luxe sur un voilier : un lave-vaisselle. Bien utile lorsque l’on vit à bord à l’année mais qui sera démonté pour offrir un grand espace de rangement lors de notre départ du Havre.

Dans la partie confort à bord, nous bénéficions d”un WC électrique dans la cabine que nous destinons à nos invités et de matelas à mémoire de forme dans les 3 cabines. Nous décidons de faire installer en plus la télévision et son antenne pour pouvoir rester en contact avec les informations de notre pays ! Et comme nous vivons sous un climat tempéré, nous n’oublions pas le chauffage Webasto qui nous permettra de ne pas geler à bord cet hiver. La musique étant un allié et un compagnon en mer, le chantier nous fournit également un autoradio blue tooth et s’occupera d’installer deux hauts-parleurs étanches dans le cockpit et deux haut-parleurs dans le carré

Pour les gréements, voiles et accastillages, la liste s’allonge au fur et à mesure que le temps passe :

notre bateau aura donc un mât enrouleur Selden et sa garde-robe consiste en une Grand Voile sur enrouleur avec système de lattes verticales EMS protection, d’un génois tri-radial avec protection UV et nous rajoutons un Geeneker tri-optimal avec chaussette. Toutes les drisses seront en Dynema, 6 winches Lewmar Evo 2 vitesses, self-tailing équiperont le pont. Nous ajoutons en complément un frein de bôme, un tangon, un étai-largable.

Notre jolie bête de 12.6 Tonnes sera équipée d’un moteur Volvo Penta de 75 CV et un propulseur d’étrave  nous permettra de prendre des places de port plus facilement.

Pour la navigation, nous nous équipons en Raymarine : un capteur de vent, un sondeur, un pilote automatique, une VHF, un lecteur de carte wifi Axiom 9.

Pour la communication, une antenne WebBoat 4G+ Glomex nous permettra de capter la wifi jusqu’à 20 miles des côtes.

Pour l’énergie, nous aurons un parc de 5 batteries de 95 A alimentées par 2 panneaux solaires et 1 éolienne Silent Wind. Ceci nous permettra de bénéficier de l’électricité même quand aucun câble nous reliera à la terre ferme. La plupart des équipements étant faits pour fonctionner en 220 V, nous faisons installer un inverter qui convertira le 12 V des batteries en 220 V

Pour l’eau, nous bénéficierons de deux réservoirs pour un total de 360 litres

Les minutes et les heures passent et nous sommes toujours dans les locaux de Snip Yachting. Et au fur et à mesure que nous ajustons la commande, le montant total grandit, grandit, grandit….Nous réussissons à grappiller quelques euros par-ci par-là avec une remise accordée sur la commande totale, le tangon offert, la sellerie du carré à moins 50 %.

Nous nous étions fixé un prix maxi et grâce à notre sens du “commercial” nous sommes dans les cordes.

Oui mais tout n’est pas fini, il nous faudra aussi un désalinisateur pour avoir de l’eau douce à bord, une annexe et son moteur, d’autres voiles et une quantité de petites choses dont nous n’avons pas encore fait la liste !!

Du rêve à la réalité !

Voyager sur un bateau était un doux rêve !

A chaque location en Méditerranée, aux Antilles ou dans l’Océan Indien, nous nous disions qu’il serait chouette d’avoir notre “chez-nous flottant”.
On s’imaginait traçant nos routes, envisageant telle ou telle destination, naviguant tranquillement, sirotant un verre sur le pont, dégustant un filet de poisson ou une langouste.

Nous avons visité des salons : le Nautic à Paris, les Mille Sabords au Crouesty.
Nous avons épluché les annonces de Voiles et Voiliers, du Boncoin.

Nous avons contacté des brokers, des vendeurs,… 

Le rêve commençait à devenir un projet !

Au fur et à mesure des mois, notre idée se faisait plus claire ! Notre future “maison” serait un monocoque, entre 40 et 46 pieds, avec une cabine propriétaire assez vaste, une cabine “atelier”, une cabine pour recevoir les invités et une cuisine avec un vaste plan de travail.
Il fallait aussi une grand voile sur enrouleur, un portique pour supporter les panneaux solaires et l’éolienne et mille autres choses…

Bref il nous fallait un bateau qui nous ressemble et qui soit adapté à ce qu’on voulait en faire.

Un  jour de janvier 2017, nous avons décidé de nous rendre au Boat Show de Düsseldorf. Le salon de Düsseldorf est 5 à 6 fois plus grand que le Nautic de Paris. Des halls en n’en plus finir et surtout le plus grand d’entre eux : le hall Bavaria !

Déjà propriétaire d’un Bavaria Cruiser 33, nous nous sommes dit qu’aller y jeter un œil ne coûtait rien. On y allait juste par curiosité et pour continuer notre “étude de marché”. 

Toute la gamme était représentée du plus petit au plus grand. 

Et au milieu du stand trônait le Cruiser 46 Style. 

Une visite, deux visites du bateau et cela commençait à cogiter dans nos têtes. Toute la soirée, nous avons parlé de ce bateau, de la façon dont on le voulait, des équipements qu’il nous faudrait rajouter,.. Le rêve devenait doucement une réalité. Au deuxième jour sur le salon, nous sommes retournés le voir et c’était décidé ce Cruiser 46 serait le nôtre dans quelques mois.